Guillemette de La Borie

Auteur, Journaliste française

Romans

Romans de Guillemette de la Borie

La verité pour Héritage

Collection Terres de France
Editions Presses de la Cité 2013
Selection "livre vedette" du Grand Livre du Mois (mars 2013)

Parce que le moment est venu de prendre des décisions, quatre adultes réinvestissent la maison de leur enfance pour un pont de la Toussaint auprès de leur père. Dans ce huis-clos hors du temps, mais bien contemporain, les cicatrices s’ouvrent aussi-tôt. Et derrière l’image d’une famille respectable, descendante de maîtres de forges qui ont dominé des siècles durant ces vallées périgourdines, apparaissent les traces des drames partagés, des ravages de la maladie, des secrets enterrés, des deuils mal – ou pas – faits.

Pourtant les valeurs ajoutées de la famille, conjoints et enfants embarqués malgré eux dans le roman des Albrussac, sauront en ouvrir les portes dérobées…

A l’origine…

Ce sont des observations qui peu à peu se transforment en réflexion, que l’on porte en soi durant des années avant de les mettre en mots, et encore plus avant d’en faire un livre : comment les personnalités, issues des mêmes parents, du même terroir et de la même éducation, sont façonnées peu à peu par les évènements qu’ils ont à vivre, et modelées aussi par leurs « valeurs ajoutées », jusqu’à devenir des adultes d’âge mûr qui ne se comprennent plus. Et comment, en même temps, demeurent en eux les enfants qu’ils ont été, jusqu’au bout. Un jour, parce que quelqu’un vous demande : « pour une fois, tu n’écrirais pas sur les gens d’aujourd’hui, avec des problèmes d’aujourd’hui ? » l’aventure commence, deux années de compagnonnage avec des personnages qui s’emparent de votre clavier, de vos pensées et de vos nuits ! Dans le cadre d’une ancienne forge désaffectée de la Vézère périgourdine, à cause d’une visite, d’une rencontre, d’une atmosphère…

Le début du livre…

Grégoire se concentre sur sa conduite, les tournants de la route, le ronronnement réconfortant du moteur de l’Audi. Quelque chose au moins qu’il maîtrise dans sa vie ! La migraine lui enserre le crâne depuis Bordeaux. Normal pour une fin de semaine : tous les dossiers en cours au bureau viennent malgré lui s’aligner dans son esprit, comme des icônes sur un écran d’ordinateur.

Tout ce qu’il lui faut porter, pousser, tirer à la force de ses épaules, nuque tendue à se rompre.

Passions romaines

Collection Terres de France
Editions Presses de la Cité Octobre 2011

Le second Empire jette ses derniers feux. A Bramefons, vieux manoir perdu au cœur du Périgord noir, Léontine est une jeune mariée amoureuse, et heureuse.

Jusqu’à ce qu’elle découvre cette lettre : « le pape appelle au secours, je m’engage au régiment des zouaves pontificaux… » Arthur du Breuilh, son époux épris d’aventure, est parti mettre son épée au service de la Ville éternelle, prise dans la tourmente de l’Histoire. A l’insu des siens, Léontine qui ne veut pas jouer les Pénélope et attendre son retour, quitte le Prigord et traverse l’Europe en guerre, vers l’Italie et son mari.

Nous sommes en 1870, l’unité italienne se dessine, le siège de Rome se prépare…

Disponible également au Grand Livre du Mois, et en édition numérique.

A l’origine…

Habiter Rome, quelle chance fabuleuse ! C’est se laisser habiter à son tour par le charme des toits ocres, des traces de l’Antiquité toujours vivante, des palais et villas Renaissance, du « Risorgimento » du XIX° siècle. Dans cette lumière si particulière, cette douceur des gens et des choses, sous la garde des pins parasols. Et devant moi, toujours, le dôme immense de San Pietro, la forteresse du Vatican. J’ai eu envie de remonter le temps, de raconter ce moment-là, ces lieux-là, où l’histoire a basculé, à travers le regard de Léontine. Avec cette chance de passer de longues heures à la bibliothèque vaticane, à la découverte des témoignages des soldats du pape venus de France, qui ont déposé là leurs souvenirs,. Ne restait plus qu’à filer le roman d’Arthur et de Léontine, dans le décor d’origine…

Le début du livre…

« En ce premier jour de septembre 1870, la diligence, cahotant lourdement sur les pavés de la grande voie Flaminienne, qui depuis l’Antiquité relie les Alpes à Rome, passa la porte du Peuple. Et fit halte sous les frondaisons du Pincio. – Roma, Roma, Piazza del Po-po-lo…modula le postillon en encadrant sa cape dans la portière de la voiture. A l’intérieur, les voyageurs émergeaient de leur torpeur… »

La presse parle de Passions Romaines

Le double secret de Bigaroque

Presses de la cité 2010

 » On ne peut comprendre ce pays sans remonter à la dernière guerre, n’est-ce-pas ? « 

Rien ne prédestinait Margot Cantagreilh au malheur ni au silence. Mais la vie est passée par là, lui ravissant un fiancé, disparu la guerre à peine déclarée, avant de lui prendre, quelques mois plus tard, un second amour, interdit celui-là, avec un officier ennemi. Passion paradoxale puisque la jeune femme oeuvrait secrètement pour la Résistance. Depuis, Margot, emmurée dans ses souvenirs et repliées sur ses secrets, vit recluse à Bigaroque, la chartreuse familiale, au cœur du Périgord. C’est pourtant grâce à elle que Maud, une jeune femme de notre époque, amoureuse et persévérante, pourra découvrir, 60 ans après les drames, le secret de ses propres origines.

Disponible en éditions grand format, au Grand livre du Mois, et en édition numérique.

A l’origine…
La vérité de cette phrase « On ne peut comprendre ce pays sans remonter à la dernière guerre », je l’ai souvent vérifiée, dans les silences des « Anciens ». Et pourtant, lorsqu’ils veulent bien parler de leur jeunesse, traversée par la guerre, on s’aperçoit que ce morceau d’histoire tout proche, imprègne encore leur vie, et sans que parfois ils le sachent, celle des générations qui les suivent. Et puis un jour, j’ai rencontré un journaliste américain qui faisait une enquête sur les enfants d’allemands dans les pays envahis, et leurs difficultés à grandir…

Le début du livre…

« Après l’enterrement, vous me téléphonerez, je viendrai récupérer la clé de l’église ! avait dit la vieille dame. Tout de même, je peux bien aller jusque chez vous la rapporter… C’est ainsi que le père Michel –les anciens l’appelaient encore « le jeune curé » malgré sa quarantaine bien avancée- engagea sa voiture sur la route de Sarlat, pour prendre le chemin menant à la chartreuse. Jamais encore il n’était allé chez cette madame Cantagreilh, qu’il saluait de temps à autre… »

La presse parle de Le double secret de Bigaroque

La cousette de Commagnac

Presses de la Cité 2008

« Marie-Antoinette porte un prénom de reine et grandit au château de Commagnac, en Périgord. Mais côté cuisine. » C’est une petite bâtarde, née des amours d’une servante et du maître des lieux. Devenue indésirable en grandissant, elle devra un jour s’enfuir. Douée d’un talent exceptionnel pour la création et la couture, guidée par son ambition, et aspirant par-dessus tout à la liberté, elle « montera » à Paris, grâce au chemin de fer

Dans la capitale d’un second empire en pleine gloire, au temps des crinolines, c’est la peinture du monde de la mode à ses débuts, avec toutes ses « petites mains » et ses nouveaux métiers.

Disponible en éditions grand format, au Grand livre du Mois, et en édition numérique.

A l’origine…

Il y a, au fond des bois du Périgord noir, un vieux château en très mauvais état qui m’a toujours fasciné, et où il s’est passé des choses terribles. Dans une des tours, les traces ce qui fut une lingerie…Alors, comme j’aime coudre, dessiner, manier les tissus, et aussi leurs noms : faille, taffetas, organdi, ruban de soie, j’y ai installé ma cousette, et lui ai donné un destin pour me permettre d’explorer à la fois le monde de la mode, avec les femmes du second empire qui la firent vivre, et les ingrédients de l’ambition féminine.

Le début du livre…

« - Mais qu’est-ce donc, Toine ? Une de mes robes ? L’enfant soutint le regard étonné de madame de la Filolie. Un panier de linge sous le bras, elle gravissait bravement l’escalier de belle pierre blonde vers le sommet de la tour. La voix l’arrêta net. Son fardeau en équilibre sur une arche usée, elle réajusta un cotillon d’indienne fleurie. Pas mécontente de l’ effet produit, elle dit avec une petite révérence qui pouvait passer pour de l’insolence : celle-là même… »

Le marchand de Bergerac

Presses de la Cité 2007
Prix « Mémoire d’oc » 2007

« Une catholique n’épouse pas un protestant, voyons ! Ce monsieur est un parpaillot de la pire espèce ! »

Au début du XX° siècle, à Bergerac au bord de la Dordogne, ville endormie qui fut autrefois un port prospère et un bastion du protestantisme, les passions religieuses ne sont pas apaisées.

Après le décès tragique de ses parents, et le mariage de sa sœur aînée, Gabrielle veut rester maitresse de son destin. Elle vit seule dans la propriété familiale de Belcayre, tenant vainement de sauver la vignée autrefois fameuse, et détruite par le phylloxera. Sur les rives de la Dordogne, elle rencontre un jour Armand, marchand, et héritier de la prestigieuse maison de négoce des Vassal… De cet amour impossible naitra pourtant la résurrection de Belcayre, et la réconciliation.

Disponible en éditions grand format, au Grand livre du Mois, et en édition numérique.

A l’origine…
Un vieux monsieur m’a raconté qu’il y a encore un demi-siècle, dans les rues de Bergerac, ces rues où je passe régulièrement, protestants et catholiques changeaient de trottoir pour ne pas se saluer. J’ai eu envie de comprendre ! Et de percer les mystères de ces familles, dans leurs belles maisons plantées au milieu de la vignée, qui élèvent depuis des générations le pecharmant, le monbazillac, le rozette…

Le début du livre…

« Le gouyat, en descendant à la Dordogne relever ses masses, vit deux chaussures bien alignées au milieu du chemin. Deux chaussures à la haute tige, cirées de frais, au cuir fauve à peine craquelé. Milladiu ! Les souliers du Moussu ! Il n’y avait aucun doute là-dessus, Honoré connaissait bien les pieds de monsieur d’Arsac… »

Les Dames de Tarnhac

Presses de la Cité 2005

Le château de Tarhnac, perché au-dessus de la vallée de la Dordogne, regroupe un petit monde de châtelains, domestiques et métayers, vivant à l’écart et replié sur le secret de l’héritier des Tarhnac. Mondane, à vingt ans, y est mariée à une homme qui l’effraie, sous la houlette d’une belle-mère habituée à tout régenter. Survient la première guerre mondiale : les hommes partent, et Mondane, libérée, prend en main le domaine et s’ingénie à développer la culture du tabac, si nécessaire aux poilus. De puissants liens de solidarité et d’amitié se tissent peu à peu entre les femmes de Tarhnac…

Disponible en éditions grand format, au Grand livre du Mois, France Loisirs, et en édition numérique.

A l’origine…
Enfant, à la fin des grandes vacances, j’aidais à ramasser le tabac. Cela se faisait encore à l’ancienne, pied par pied : la coupe, les tas sur les remorques, l’accrochage dans le hangar. Ensuite, l’on allumait sous les feuilles des feux pour le séchage…Ces moments de travail en commun, toutes générations ensemble, étaient l’occasion de raconter les histoires du pays, qui n’étaient pas forcément destinées à des oreilles de petite fille, et dont j’ai fait plus tard mon miel !

Le début du livre…

« La cloche de la chapelle du Château de Pech Tarnhac battait l’air tiède, alors que la petite mariée brune sortait au bras de son nouvel époux. Vingt ans, des yeux brillants, la taille d’une enfant, avec sa tournure étroitement prise dans une robe de dentelle blanche à col montant, écrasée encore sous une capeline de fleurs et tulle entremêlés. Le soleil l’éblouit au sortir de la voute en arc brisé, la solennité de l’instant aussi, et son sourire se fit misérable… »